Une Journée à ECOUEN et ROYAUMONT : 18 octobre

Programmée en 2020 et deux fois remise, cette sortie très attendue, a enfin eu lieu… Et à juste titre !

La journée fut riche en découvertes pour les 27 participants : la matinée fut consacrée à la visite guidée du château d’Ecouen, propriété d’un grand Seigneur de la Renaissance : Anne de Montmorency (il s’agit bien d’un Homme au prénom androgyne, à l’époque !) au service de François 1er et d’Henri II.

Sur sa butte, offrant un magnifique panorama sur la Plaine de France, l’architecture du château témoigne de la puissance et des ambitions du Connétable, à la fois militaire, mécène et passionné d’Art. Son but : édifier un château digne de son titre dans une ambiance luxueuse et en faire son chef d’œuvre.

Mais à partir de la Révolution, le monument va connaître d’autres sorts : il sera tout à tour, lieu de réunion d’un club patriotique, prison militaire, hôpital, maison de la Légion d’Honneur.

C’est à partir de 1962, qu’il sera mis à la disposition du Ministère des Affaires culturelles, pour y accueillir le Musée National de la Renaissance, le seul en France consacré à cette époque. Son rôle, aujourd’hui, est d’être le havre providentiel  de magnifiques tentures, dont la splendide tapisserie de « David et Bethsabée » (75 m de long, 4.50m de haut !), sans compter une jolie collection d‘orfèvreries, de céramiques, et de terres cuites…

Fondée en 1228, par le jeune Louis IX et sa mère Blanche de Castille, cette Abbaye Cistercienne connut un grand rayonnement au Moyen-âge. Mais là aussi, l’histoire fut tumultueuse : vendue à la Révolution, elle fut transformée en usine textile et l’abbatiale, démantelée, servit à la construction d’un village ouvrier. Confiée en 1869 aux religieuses de la Sainte Famille de Bordeaux, celles-ci lui redonnèrent sa vocation première et la restaurèrent dans un style néo-gothique. Enfin en 1899, c’est par son acquisition pour en faire sa résidence secondaire d’été que le riche industriel Jules Goüin sauva l’Abbaye. En 1927, elle fut classée Monument Historique. Et à partir de 1931, son petit fils, Henri Goüin, et son épouse, Isabel Lang, engageront un vaste programme de restauration et d’aménagement des bâtiments pour en faire un lieu où vont se retrouver artistes et intellectuels : la Fondation Royaumont qui fut un modèle avant-gardiste d’entreprise culturelle combinant subventions publiques, mécénat privé et ressources propres.

Aujourd’hui encore, l’Abbaye a ce rôle de Centre Culturel de Rencontre.

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